DISCOVERY // Cefalù – Sicilia

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Pourquoi commencer cet article par une photo de Lille me direz-vous ? Parce que tout voyage a son départ, son rituel, son commencement. Ce fameux commencement étant généralement le point de clôture de ce même voyage. Un lieu qui nous propulse dans une joie intense à l’aller, et dans une grande déception au retour, du moins assez fréquemment.

Je considère, comme beaucoup de personnes, de voyageurs, que ce lieu ne doit que faire sourire. Partir, c’est découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles cultures, de nouvelles façons de vivre, et surtout une immense opportunité de s’enrichir personnellement : culturellement, et spirituellement. Revenir à ce point de départ, c’est la chance de pouvoir se rendre compte de cet enrichissement, de prendre le temps d’un retour « aux sources » pour se re-découvrir. Et potentiellement, imaginer le prochain départ, la prochaine aventure …

La Sicile a cet impact là pour moi. Chaque nouvelle aventure a un fin heureuse, car je sais que j’y retournerais bientôt. Découvrir de nouveaux lieux, rencontrer de nouvelles personnes, se replonger dans un mode de vie que nos sociétés hyper-modernisées ont oubliées. Un mode de vie où le temps n’a pas cette valeur commerciale qu’on lui attribue trop souvent. Un mode de vie où le plus important est de vivre. Cefalù, est une station balnéaire de la Côte Nord Sicilienne. Une station bien trop fréquentée en plein été, les plages étant remplies de touristes en quête de cette peau hâlée des Méditerranéens, imprégnant ce joyau d’architecture et de patrimoine classé à l’UNESCO, d’une modernité inadéquate.

Cefalù n’est pas simple d’accès, du moins pas dans une volonté d’attirer des millions de visiteurs. Pas d’aéroports à proximité. Un port de pécheurs ne laissant place à aucun Yacht de luxe. Une faible quantité de stationnements ne laissant aucune place aux cars de touristes trop envahissants. Seule une gare permet aux quelques inconditionnels du train, de rejoindre cette ville magnifique.

Une fois arrivé, notamment depuis la Côte, la première impression qui se dégage est une grande claque. Cette immense étendue de sable fin, sublimé par une mer turquoise, et au loin, abritée par la Rocca di Cefalù ; un rocher dans des tonalités du gris au rose, en passant par le vert et les reflets dorés, en fonction des moments de la journée ; la Cità di Cefalù. Ces habitations en front de mer, datant du XXème siècle pour certaines, bâties à même la roche, dévoilant de petites pièces protégées du soleil par des loggias, entourées de petites terrasses, et d’arches surélevant les constructions du niveau de la mer, et des vagues de la fin de journée. Le tout dans un ensemble de couleurs typiques de l’Italie. Cette première vue peut résumer la suite du voyage : un coup de foudre, ou une simple rencontre de plus avec un paysage sympathique.

Cefalù se découvre à tous les moments de la journée. Le matin, un calme règne dans la ville, seuls les habitants et quelques commerçants étant présents. La circulation est quasiment inexistante, à part pour les quelques voiturettes et mobylettes de livreurs et de postiers, permettant au doux son des vagues de s’écouter même dans certaines artères reculées de la ville. La fraîcheur du matin, associée à la configuration très étroite de la ville, vous fait ressentir cette localisation en bord de mer, et vous donne envie de vous plonger dans un fauteuil confortable, muni d’un livre, plutôt que dans la mer. Ensuite, la journée, c’est une chaleur permanente qui habite la ville, les terrasses se remplissant, les serveurs vous appelant à venir déguster la Slow Food Sicilienne, les glaces servies dans les brioches dans les mains de toutes générations. La Cathédrale, les ruelles étroites, la Rocca, deviennent alors des alliés pour trouver un peu de fraîcheur. Prendre de la hauteur est d’ailleurs, à mon sens, la plus belle des solutions. Certes les deux-cent soixante-dix mètres de la Rocca ne sont pas les plus faciles à grimper, mais l’expérience est magique. Au fil de la montée, la ville se détache derrière vous, les ruelles deviennent des patchworks de tuiles en terre-cuite, la Mer Méditerranée éclatante et transparente révèle au fur et à mesure ses camaïeu de bleus, et au loin, en direction du Sud, le Parco Naturale della Madonie, ses reliefs enneigés donnant l’envie de continuer à prendre de la hauteur. Et en haut, après avoir traversé ces anciennes fortifications, une vue imprenable sur l’ensemble de la Côte Tyrrhénienne, un moment qui ne se décrit pas : un moment qui se vit.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir cette ville. Cefalù. Mon petit coin de Paradis …

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